Les différents types d’Hébergement Web

Un hébergeur est à même de proposer de nombreux types de produits d’hébergements dont l’utilité, le public cible et le coût varie énormément.

Solutions auto-hébergées

Les solutions auto-hébergées vous permettent de vous concentrer sur la création d’un site web en aillant le minimum à gérer techniquement.

Ces solutions vous mettent à disposition soit une interface visuelle dans laquelle vous allez vraiment juste construire votre site, soit un CMS déjà installé. Ces solutions vous permettent donc de créer et d’héberger un site.

Un CMS (Content Management System ou système de gestion de contenu) est un préfabriqué de site web, fournissant la majorité des fonctionnalités basiques, vous permettant de vous concentrer sur la construction du contenu mais vous laissant aussi une large liberté de personnalisation via des thèmes et des extensions. Concrètement, cela vient sous la forme d’une série de fichiers à téléverser vous même sur un hébergement mutualisé et à lier à une base de donnée. La plupart son gratuits.

Généralement, les hébergeurs qui proposent ces solutions ont une version gratuite qui vous permet de faire un petit site vitrine de quelques pages mais avec souvent de la pub pour eux qui s’affiche sur votre site. Différent niveaux de versions payantes vous permet d’ajouter plus ou moins de fonctionnalités comme plus de pages, plus de thèmes ou la possibilité de vendre des articles en ligne.

Vous avez aussi toujours une URL du type http://monsite.herbergeur.com mais avez la possibilité d’utiliser un nom de domaine personnel souvent à partir du premier niveau d’abonnement payant.

Bien que ce ne soit pas leur cœur de métier, vous pouvez la majorité du temps commander des domaines et des adresses email chez ce type d’hébergeur. Mais comme on l’a vu dans les deux précédentes parties, rien ne vous empêche d’avoir le domaine et/ou les emails chez un autre prestataire.

Les créateurs de site visuels

Ce type d’hébergement vous permet de créer un seul site mais de manière vraiment simplifiée via une interface visuelle directement en ligne, sans que vous aillez besoin de devoir installer quoi que ce soit vous même : vous accédez à l’éditeur et vous commencez à construire. Le site étant intimement lié aux systèmes de l’hébergeur, vous ne pouvez pas partir avec le site une fois qu’il est fini afin de l’héberger ailleurs.

Ces interfaces où vous construisez directement le produits final de manière visuelle sont aussi appelées interfaces WYSIWYG (prononcez ouayeziouig), l’acronyme de What You See Is What You Get, ce qui signifie ce que vous voyez est ce que vous obtenez.

Wix, Jimdo ou encore les contrats MyWebsite de chez 1&1 sont des exemples de ces créateurs de sites visuels.

Ne pas confondre ce type d’hébergement avec les logiciels de création de site visuels que vous installez sur votre ordinateur comme WebAcappella ou Muse. Le site web créé par le logiciel a besoin d’être publié sur un hébergement à part, par exemple un mutualisé. Dans certains cas seulement, les sociétés qui éditent ces logiciels peuvent aussi proposer un service d’hébergement.

CMS autohébergés

C’est la même idée que les créateurs de site : l’hébergeur vous mets à disposition de quoi créer un site avec le minimum de considération technique de votre part. Sauf que dans ce cas, le système vous permettant de créer le site est un CMS que vous pouvez aussi héberger ailleurs.

WordPress.com et Prestashop.com sont les plus connu des hébergeurs de WordPress et Prestashop, respectivement, mais il y en a plein d’autre.

Ne pas confondre également WordPress.com et WordPress.org :
– WordPress__.com__ est la plateforme d’hébergement de site WordPress.
– WordPress__.org__ est le site officiel du CMS WordPress où vous pouvez le télécharger afin de l’hébergeur vous même quelque part.

Comme le système qui vous permet de créer le site est disponible en dehors de ces hébergeurs, vous pouvez si besoin déplacer le site vers une version du CMS que vous hébergez vous-même. Attention toutefois, Prestashop.com a un service qui vous permet de faire cela mais c’est payant. Chez WordPress.com, vous pouvez exporter le contenu de votre site (c’est à dire tout ce qui est articles, pages, menus, etc…) mais il vous faudra réinstaller vous même le thème, les extensions, et réuploader tous les médias (les images du site).

Les hébergements mutualisés

C’est le type d’hébergement sans doute le plus courant. Concrètement, lorsque vous louez un hébergement mutualisé (ou dit plus simplement “mutualisé”), vous louez un bout de disque dur sur un très gros serveur qui héberge aussi plusieurs centaines, voire milliers de clients. Techniquement parlant, c’est le meilleur compromis entre simplicité de gestion et possibilités de customisation.

La plupart du temps, tout ce que vous avez à faire pour avoir un site en ligne est de téléverser ses fichiers et de s’assurer qu’un domaine pointe vers ceux-ci.

Mais l’espace client vous permet de choisir et gérer des aspects techniques tels que :

  • La version de PHP.
  • Accéder à un outil de gestion des base de donnée.
  • Mettre en place des actions périodiques (tâches cron).
  • Accéder à des sauvegardes automatiques.

Vous pouvez aussi avoir la majorité du temps plusieurs sites sur le même hébergement, accessible via plusieurs domaines, ou sous-domaines, voir sous-dossiers d’un même domaine.‌

Le coût des mutualisés est faible, typiquement de l’ordre de 2 à 20€ par mois, mais les performances le sont aussi. Ils ont de grosses limitent dans l’utilisation de mémoire RAM, mémoire PHP, connexion simultanées à la base de donnée, etc… Un mutualisé convient tout à fait tant que vous n’avez pas trop de visiteurs ou que votre site n’a pas besoin de trop de ressources juste pour exister.

Ce qu’il faut bien comprendre avec un hébergement mutualisé, c’est que vous êtes le seul responsable de votre site web. C’est à vous d’installer ce qu’il faut, de lier les différentes parties entre elles (fichiers, base de donnée, domaine, etc..) et surtout de faire la maintenance et la mise à jour de celui-ci.

Si le site vient à ne plus fonctionner, qu’elle qu’en soit la raison -même si c’est parce qu’un paramètre technique a changé sur le serveur et que le site ne le supporte pas- c’est à vous de faire le nécessaire pour le réparer ou l’adapter.

L’hébergeur n’est en rien responsable de votre site web. Tant que le serveur et les différentes technologies qui y sont installées fonctionnent normalement, l’hébergeur fournis le service que vous avez souscrit. À vous de construire votre site autour de ces paramètres.

Les serveurs

Les hébergements de type serveur s’adressent à un public relativement avancé, mais ne sont pas nécessairement plus coûteux ou beaucoup plus dur à gérer qu’un mutualisé.

Ils ont deux avantages principaux :

  • Les ressources du serveur (RAM, CPU, disque dur) vous sont non seulement dédiées mais aussi généralement supérieures à celle dont vous disposez sur un mutualisé.
  • Vous avez dans la majorité des cas les droits root, ce qui signifie que vous pouvez installer absolument tout ce que vous voulez dessus (tels que des serveurs de jeux, teamspeak, email, DNS, etc…)

Les serveurs peuvent donc être utiliser pour d’autres choses que de l’hébergement web.

Les possibilités de customisation technique sont également encore plus grande que sur un mutualisé :

  • Choix du système exploitation : Windows ou Linux.
  • Interface d’administration Plesk ou cPanel .
  • Stockage FTP.
  • Disque dur SSD.
  • Localisation du datacenter.

Les serveurs dédiés

Lorsque vous louez un serveur dédié, vous louez en fait un serveur entier, une machine, un ordinateur physique que vous seul pouvez utiliser.

Typiquement ce type de produit est cher car dispose de beaucoup de ressources. Néanmoins, vous pouvez trouver des gammes de serveurs dédié à moins de 10€ par mois mais du coup avec peu de ressource tels que les Kimsufi d’OVH ou la gamme Perso d’Online.

Les VPS, ou serveur virtuels

Lorsque vous louez un VPS (Virtual Private Server), vous louez en fait un serveur virtuel (ou machine virtuelle, abrégé VM), hébergés sur un serveur physique qui en contient plusieurs. Le serveur virtuel est un conteneur qui dispose des même choses qu’un ordinateur physique (système d’exploitation, logiciels, etc…).

C’est comme un ordinateur, dans un ordinateur. C’est pourquoi même si plusieurs serveurs virtuels tournent sur la même machine physique, chaque serveur virtuel possède sa propre IP et ses propres ressources dédiées.

Ils sont une alternative aux serveurs dédiés chez les prestataire qui n’ont pas de dédiés à bas prix.

Les serveurs cloud

D’une manière générale, l’avantage des serveurs cloud est l’évolutivité des ressources que vous avez à disposition. Là où les ressources d’un serveur virtuel et a fortiori d’un serveur dédié sont fixes, celles d’un serveur cloud peuvent évoluer aussi simplement que de déplacer quelques sliders dans votre compte client.

De part cette flexibilité, ce type d’hébergement est typiquement idéal pour les applications qui ont des besoins variants rapidement dans le temps.

Les solutions clés-en-main, ou infogérées

L’expression clé-en-main est généralement synonyme de facile à gérer techniquement. L’hébergeur met alors à disposition différents outils qui rendent la gestion technique du produit la plus simple possible.

En résumé

  • Les solutions auto-hébergées vous permettent de vous concentrer sur la construction d’un site web avec peu de considérations techniques, mais sont donc de ce fait plus ou moins limitées dans certains aspects.
  • Les hébergements mutualisés restent simples à utiliser, mais permettent de personnaliser l’utilisation que vous en faite en vous laissant créer votre site avec ce que vous voulez.‌
  • Les serveurs sont les solutions potentiellement les plus complexes et les plus chers mais bénéficient des meilleurs performances et possibilités de personnalisation.

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